13.5 Adhésion au Conseil de la communauté (Ummah)
13.5 Membership of the Council of the Ummah
L'adhésion au Conseil de la communauté (Ummah)
Membership Of The Council Of The Ummah
Toute personne détenant la citoyenneté de l'État, si elle est mature et saine d'esprit, a le droit d'être membre du Conseil de la communauté (Ummah) et le droit d'élire les membres du Conseil, que la personne soit un homme ou une femme, musulmane ou non-musulmane. Ceci parce que le Conseil de la communauté (Ummah) est le représentant du peuple uniquement en matière d'opinion, et n'a aucun mandat pour gouverner et légiférer. Puisque le Conseil est le représentant pour exprimer des opinions, les gens dans l'État islamique ont le droit de déléguer qui bon leur semble parmi ceux qui sont légalement qualifiés comme représentants. C'est tout comme le musulman et le non-musulman ont le droit d'exprimer leur opinion concernant la mauvaise application des règles de l'Islam à leur égard, et concernant tout acte injuste possible perpétré contre lui par le gouverneur. Il a donc le droit d'avoir n'importe quel représentant qu'il souhaite et de représenter qui bon lui semble. En conséquence, le représentant et le représenté n'ont pas à être musulmans ; ils peuvent être soit musulmans, soit non-musulmans. C'est pourquoi il est permis aux non-musulmans, tout comme aux musulmans, d'élire leurs représentants au Conseil de la communauté (Ummah), qu'ils soient musulmans ou non-musulmans, tant qu'ils détiennent la citoyenneté de l'État.
Any person who holds the citizenship of the State, if He was mature and sane, has the right to be a member of the Council of the Ummah and the right to elect the members of the Council, whether the person was a man or a woman, a Muslim or non-Muslim. This is because the Council of the Ummah is the people’s representative in opinion only, and has no mandate to rule and legislate. Since the Council is the representative in voicing opinions, people in the Islamic State have the right to delegate whomever they wish from among those who lawfully qualify as representatives. This is just like the Muslim and the non-Muslim has the right to voice his opinion regarding the misapplication of the rules of Islam on him, and regarding any possible unjust act perpetrated against Him by the ruler. He therefore has the right to have any representative He wishes and to represent anyone He wishes. Accordingly, the representative and the represented do not have to be Muslims; they can be either Muslims or non-Muslims. This is why it is permitted for non-Muslims, just as it is for Muslims, to elect their representatives to the Council of the Ummah, whether Muslim or non-Muslim, as long as they hold the citizenship of the State.
Outre cela, l'Islam considère les sujets sous son autorité d'un point de vue purement humain, sans distinction de leur secte, de leur race ou de leur sexe. Les politiques de gouvernance conçues pour eux seraient fondées sur cette base, de sorte que le gouvernement soit pour le bien de l'humanité, la faisant ainsi sortir des ténèbres pour l'amener vers la lumière. Les citoyens sont ainsi égaux en termes de droits et de devoirs liés à l'être humain en sa qualité d'humain, en ce qui concerne la mise en œuvre des règles divines sur chacun. Lorsque le juge tranche les litiges et lorsque les dirigeants gouvernent, ils ne peuvent pas différencier les personnes, ils doivent les traiter comme des égaux en leur qualité de citoyens et rien d'autre. Chaque citoyen a donc le droit d'exprimer son opinion et de choisir son représentant pour exprimer son opinion et celle de ceux qui l'ont élu. Cela est parce qu'Allah (SWT) s'est adressé à tous les peuples avec l'Islam en leur qualité d'êtres humains et rien d'autre. Il (SWT) dit : « Ô hommes ! Une preuve vous est venue de la part de votre Seigneur, et Nous vous avons fait descendre une lumière éclatante. » [TMQ An-Nisa’: 174] Et Il (SWT) dit également : « Ô vous les gens, je suis le Messager d'Allah ﷺ envoyé à vous tous. » [TMQ Al- A’raf: 158]
Beside this, Islam looks upon the subjects under its authority from a purely human viewpoint, regardless of their sect, race, or sex. The ruling policies designed for them would be founded on this basis, so that the ruling is for the benefit of humanity, thereby taking it out of the darkness into the light. The citizens are thus equal in terms of rights and duties related to the human in his capacity as a human, as far as the implementation of the divine rules on everyone is concerned. When the judge settles the disputes and when the rulers rule, they cannot differentiate between people, they must treat them as equals in their quality as citizens and nothing else. Each citizen therefore has the right to voice his opinion and to choose his representative to express his opinion and those who elected him. This is because Allah (swt) has addressed all people with Islam in their quality as humans and nothing else. He (swt) says; “O you people, a proof has come to you from your Lord, and we have revealed to you a shining light.” [TMQ An-Nisa’: 174] And He (swt) also says; “O you people, I am the Messenger of Allah (pbuh) sent to all of you.” [TMQ Al- A’raf: 158]
Les savants se sont accordés, en particulier les savants de l'Usul (fondements), sur le fait que les règles divines s'adressent à toute personne saine d'esprit capable de comprendre la parole, qu'elle soit musulmane ou non, homme ou femme. En ce qui concerne les non-musulmans, c'est ainsi. Quant à l'appartenance des femmes au Conseil de la communauté (Ummah), cela est dû au fait que le Conseil de la communauté (Ummah) ne fait pas partie du domaine législatif et n'est pas soumis au hadith du Messager d'Allah ﷺ qui concerne la tutelle de la femme. Il a également été confirmé que lorsque 'Umar se trouvait face à un problème qui lui était soumis et qu'il souhaitait consulter les musulmans à ce sujet, que le problème soit lié aux règles divines (législation), au domaine législatif ou à toute autre question concernant l'État, il convoquait les musulmans à la mosquée, et il convoquait tant les hommes que les femmes pour demander l'avis de tous. À une occasion, il revint sur son opinion lorsqu'une femme lui fit remarquer qu'il était erroné de fixer les dots. La treizième année de la prophétie du Messager d'Allah ﷺ, l'année de son émigration, soixante-quinze musulmans vinrent à lui ﷺ, parmi lesquels se trouvaient deux femmes, et ils lui prêtèrent tous le second serment d'allégeance (Bay’ah) d'Al-'Aqaba, qui était un serment d'allégeance (Bay’ah) de guerre, de combat et un serment d'allégeance (Bay’ah) politique. Une fois qu'ils eurent tous prêté leur serment d'allégeance (Bay’ah), il leur dit : « Apportez-moi douze chefs (Nuqaba’a) parmi vous qui seront responsables d'eux-mêmes et de leur peuple. » Cet ordre s'adressait à tout le monde, pour choisir parmi tous les présents. Il ﷺ ne spécifia pas s'il devait s'agir d'hommes ou de femmes et il n'exclut pas les femmes, ni en ce qui concerne ceux qui devaient choisir, ni en ce qui concerne ceux qui devaient être choisis. La règle Mutlaq (non restreinte) doit être prise telle quelle, à moins qu'il n'y ait une preuve qui la restreigne, et la règle A'aam (générale) doit également être prise telle quelle, à moins qu'il n'y ait une preuve qui la spécifie. Dans ce cas, la parole était non restreinte et générale. Auc preuve de spécification ou de restriction n'a été rapportée, ce qui indique que le Messager d'Allah ﷺ a ordonné aux deux femmes d'élire les Nuqabah (Chefs), et leur a donné le droit d'être choisies en tant que Nuqabah parmi les musulmans. Le Messager d'Allah ﷺ s'assit une fois pour prendre le serment d’allégeance (Bay’ah) des gens, avec Abu Bakr et ‘Umar assis avec lui, et les hommes comme les femmes lui donnèrent le serment d’allégeance (Bay’ah). Ce serment d’allégeance (Bay’ah) portait sur le pouvoir et non sur l'Islam, car les femmes étaient déjà musulmanes. Après le serment d’allégeance (Bay’ah) de la Ridhwan à Hudaybiyah, les femmes lui donnèrent également leur serment d’allégeance (Bay’ah). Allah (SWT) dit : « Ô Prophète ! Quand des femmes croyantes viennent à toi pour prêter serment qu'elles n'associeront absolument rien d'autre à Allah dans l'adoration, qu'elles ne voleront pas, qu'elles ne commettront pas d'adultère. » [TMQ Al-Mumtahinah: 60] Ce serment d’allégeance (Bay’ah) portait également sur le pouvoir, car le Coran avait déjà déterminé qu'elles étaient croyantes, et le serment d’allégeance (Bay’ah) portait sur le fait de ne pas Lui désobéir dans tout ce qui est convenable (Ma’ruf).
De plus, la femme a le droit de déléguer quelqu'un pour exprimer son opinion, et que quelqu'un la délègue, car elle a le droit d'exprimer son opinion, elle peut donc choisir son représentant à cet effet. C'est également parce que la Wakala (représentation) ne nécessite pas la masculinité, elle a donc le droit de représenter autrui.
Moreover, the woman has the right to delegate somebody in voicing her opinion, and for somebody to delegate her, because she has the right to voice her opinion, so she can choose her representative over it. It is also because the Wakala (representation) does not necessitate manhood, thus she has the right to represent others.
Malgré tout cela, les non-musulmans ne seraient pas autorisés à exprimer leur opinion sur les questions liées à la législation, car la législation islamique émane de la croyance (Aqeedah) islamique. Elle est un ensemble de règles divines pratiques déduites de leurs preuves élaborées, qui traitent les problèmes de l'être humain selon un point de vue spécifique défini par la croyance (Aqeedah) islamique. Le non-musulman adopte une doctrine qui est étrangère et contradictoire à la croyance (Aqeedah) islamique, et son point de vue sur la vie contredit le point de vue islamique, ainsi son opinion n'est pas sollicitée dans les questions de législation.
Despite all this, non-Muslims would not be allowed to voice their opinion in matters related to legislation, because the Islamic legislation emanates from the Islamic ‘aqeedah. It is a host of practical divine rules deduced from their elaborate evidences, which treat the human’s problems according to a specific viewpoint outlined by the Islamic ‘aqeedah. The non-Muslim embraces a doctrine that is alien and contradictory to the Islamic ‘aqeedah, and his viewpoint about life contradicts the Islamic viewpoint, so his opinion is not sought in matters of legislation.
Le non-musulman n'a pas le droit d'élire le calife, ni de participer à la présélection des candidats parmi lesquels le calife doit être élu, car il n'a aucun droit dans la gouvernance. Quant aux autres questions qui font partie des pouvoirs obligatoires du Conseil de la communauté (Ummah), il est tout comme le musulman dans ces questions et dans l'expression d'une opinion à leur sujet.
The non-Muslim does not have the right to elect the Khaleefah, nor to participate in the short listing of the candidates from whom the Khaleefah is to be elected, for He has no right in the ruling. As for other matters that form part of the Council of the Ummah’s mandatory powers, He is just like the Muslim in these matters and in voicing an opinion regarding them.