15 Droit de disposer de ses biens pour les cadeaux et l'entretien
15 Right of Disposal to Spend in Gifts and Maintenance
L'un des droits de disposition est la dépense. Dépenser un bien signifie l'accorder sans rien attendre en retour, tandis que l'octroi d'un bien en échange de quelque chose n'est pas appelé dépense (Infaq). Allah (SWT) dit :
One of the rights of disposal is spending. Spending a property means granting it without return, while granting a property for something in return is not called spending (Infaq). Allah (swt) says:
« Dépensez dans le sentier d'Allah » [Al-Baqarah: 195] Il (SWT) a dit :
“Spend in the way of Allah” [Al-Baqarah: 195] He (swt) said:
« Et de ce que Nous leur avons attribué, ils dépensent » [Al-Baqarah: 3] Il (SWT) a également dit :
“And of that which We provided to them, they spend” [Al-Baqarah: 3] He (swt) also said:
« Que celui qui est à l'aise dépense selon sa capacité » [At-Talaq: 7],
“Let the one who is able to spend, spend the best He can” [At-Talaq: 7],
L'Islam suit sa propre voie, il a donc défini les modes de dépense (Infaq) et a instauré des règles pour ces modes. Il n'a pas laissé le propriétaire de biens libre de son bon vouloir, de manière à ce qu'il puisse dépenser ses biens comme il l'entend. Il a plutôt déterminé la manière de disposer de ses biens, tant de son vivant qu'après sa mort.
Islam follows its own way, so it defined the ways of spending (Infaq) and put checks for these ways. It did not leave the property owner free in his disposal, in a way that He can spend his property as He likes. It rather determined the way of disposal of his property both during his life and after his death.
La disposition par l'individu de ses biens, en transmettant sa propriété à une autre personne sans contrepartie, peut se faire soit en les donnant aux gens, soit en les dépensant pour lui-même et pour ceux qu'il est responsable de subvenir financièrement aux besoins. La dépense peut être effectuée de son vivant, comme la concession, le don, la charité, le soutien financier et la Nafaqah. Elle peut également intervenir après sa mort, comme le testament. L'Islam est intervenu dans cette dépense, de telle sorte qu'il a empêché les Musulmans de faire des concessions ou des dons à l'ennemi, en cas de guerre, dans tout ce qui les renforce contre les Musulmans. Il a même empêché les Musulmans de donner la charité à l'ennemi dans ce cas précis. L'Islam a également empêché le Musulman de faire des concessions, des donations ou des cadeaux, à moins qu'il ne conserve pour lui-même et pour sa famille de quoi les maintenir satisfaits et libres de toute dépendance envers autrui. S'il agissait autrement, alors son don et sa concession seraient annulés. Le Messager d'Allah ﷺ a dit : « La meilleure charité est celle qui ne vous laisse pas dans le besoin, et vous commencez par donner la charité à ceux que vous subvenez (financièrement) », rapporté par Bukhari d'après Abu Hurairah. Ad-Darimi a rapporté d'après Jabir ibn Abdullah que celui-ci a dit : « Alors que nous étions avec le Messager d'Allah ﷺ, un homme vint à lui, tenant une pièce d'or de la forme d'un œuf, qu'il avait obtenue lors de l'une des batailles. Ahmad a dit qu'elle provenait de l'une des mines, ce qui est vrai. L'homme dit : "Ô Messager d'Allah, prenez-la de moi comme charité. Par Allah, je n'ai pas d'autre bien que cela." Le Prophète ﷺ détourna le visage de lui. Puis l'homme vint par la gauche du Prophète ﷺ, et dit la même chose, puis il vint par devant lui et le répéta encore une fois. Le Prophète ﷺ dit alors avec colère : "Donne-la moi", et il la lui lança de telle sorte que si elle l'avait touché, elle l'aurait blessé ou écorché, et dit : "(Pourquoi) l'un de vous (les gens) donne-t-il délibérément ses biens en charité, alors qu'il n'a rien d'autre que cela, pour ensuite s'asseoir pour mendier auprès des gens ?" » « En vérité, l'aumône est issue de l'autosuffisance. Prends la tienne, car nous n'en avons pas besoin. » L'homme prit ses biens. L'autosuffisance qu'une personne laisse pour elle-même et sa famille est celle qui répond à leurs besoins fondamentaux ; c'est-à-dire la nourriture, les vêtements, le logement, y compris les luxes qui sont considérés comme nécessaires pour elle selon son niveau de vie habituel. Il s'agit de la quantité de biens qui la satisfait selon le niveau habituel connu parmi les gens de sa condition. Cela est évalué selon ses besoins habituels, en maintenant le niveau de vie auquel elle, sa famille et des personnes similaires vivent. En ce qui concerne ce qu'Allah (SWT) dit :
The individual’s disposal of his property through transmitting his ownership to another person without return, could be through giving it to people or through spending it upon himself and upon those He is responsible to support them financially. Spending could be done during his life, like granting, gifting, charity, financial support and Nafaqah. It could also be after his death, like the will. Islam intervened in this spending, in such a way that it prevented the Muslims from granting or a gift given to the enemy, in case of war, in anything that strengthens them against Muslims. It even prevented Muslims from giving charity to the enemy in that case. Islam also prevented the Muslim from giving grants, donations or gifts unless He keeps for himself and for his family that which keeps them satisfied and free from dependency upon others. If He did otherwise, then his gift and grant would be cancelled. The Messenger of Allah (pbuh) said: “The best charity (is) that which leaves you not needy, and you start by giving charity to those whom you (financially) support”, narrated by Bukhari from Abu Hurairah. Ad- Darimi narrated from Jabir ibn Abdullah that He said: “While we were with the Messenger of Allah (pbuh) a man came to him, holding an egglike piece of gold, which He gained in one of the battles. Ahmad said, it was in one of the mines, which is true. The man said, ‘O Messenger of Allah, take it from me as charity. By Allah I have no property other than it.’ The Prophet (pbuh) turned his face away from him. Then the man came from the left of the Prophet, and said as before, then He came from the front of Him and repeated it again. The Prophet (pbuh) then said angrily, ‘Let me have it’, and He threw it at Him in such a way that if it had touched Him it would have hurted or wounded him, and said ‘(Why) does one of you (people) deliberately give away his property as charity, when He has nothing other than it, and then He sits to beg from people? Indeed charity is out of sufficiency. Take yours, for we have no need for it.’ The man took his property.”’ The sufficiency which the person leaves for himself and his family is that which meets their basic needs; that is the foodstuff, dress, home including the luxuries which are considered necessary for Him according to his usual standard of living. That is the amount of property which satisfies Him according to the usual standard known amongst people of his like. This is assessed according to his usual needs, maintaining the standard of living at which he, his family and similar people live. In regard with what Allah (swt) says:
« ...mais ils les préfèrent à eux-mêmes, bien que la pauvreté les affectât. » [Al-Hashr: 9],
...but prefer (the Emigrants) over themselves, though poverty was their lot.” [Al-Hashr: 9],
Cela ne signifie pas qu'ils étaient dans la pauvreté comme on pourrait le penser. Cela signifie plutôt qu'ils avaient un besoin dépassant leurs besoins fondamentaux. La preuve en est que le Prophète ﷺ donnait l'aumône à ceux qui étaient dans la pauvreté, et Il n'excluait de donner l'aumône que ceux qui n'avaient aucun besoin de biens. Le mot Khasasa dans le verset se rapporte, linguistiquement, au Khasas de la maison, qui sont les interstices ou les ouvertures de celle-ci. Ainsi, le verset entier est :
This does not mean that even if they were in poverty as it might be thought. It rather means, even if they had a need for more than their basic needs. The evidence for that is that the Prophet (pbuh) gave charity for those who were in poverty, and He did not exclude from giving charity except those who had no need for property. The word Khasasa in the verse, linguistically relates to the Khasas of the house which are the gaps or openings in it. So the entire verse is:
« … et ne nourrissent aucun désir dans leurs cœurs pour ce qui a été donné aux (émigrants), mais se préfèrent à eux-mêmes, même si l'indigence était leur propre sort… » [Al-Hashr: 9].
“… and entertain no desire in their hearts for things given to the (emigrants), but give them preference over themselves, even though poverty was their own lot …” [Al-Hashr: 9].
Que signifie l'interdiction de donner l'aumône dans les paroles du Prophète ﷺ : « L'aumône doit provenir du surplus » et « Pourquoi l'un d'entre vous donne-t-il délibérément ses biens en aumône, alors qu'il n'a rien d'autre, pour ensuite s'asseoir pour mendier auprès des gens ? », toutes deux issues d'un hadith rapporté par Ad-Darimi ? Il s'agit de dire que la personne pauvre qui ne parvient pas à satisfaire ses besoins fondamentaux n'est pas autorisée à donner en aumône les choses nécessaires à la satisfaction de ses besoins de base. Car l'aumône doit provenir du surplus, c'est-à-dire de ce qui ne le rend pas dépendant des gens pour satisfaire ses besoins fondamentaux. Mais en ce qui concerne la personne qui possède des biens excédant ses besoins de base, et qui, après avoir satisfait ses besoins fondamentaux, estime qu'elle a besoin de satisfaire plus que ses besoins de base, comme des luxes, il est préférable pour une telle personne de privilégier les pauvres par rapport à elle-même, en donnant cet excédent de biens en aumône aux pauvres, bien qu'elle ait besoin de ces biens pour satisfaire ses luxes.
What is meant by the prohibition of giving charity in the sayings of the Prophet (pbuh): “Charity is out of sufficiency”, and “(Why) does one of you (people) deliberately give away his property as charity, when He has nothing other than it, and then He sits to beg from people”, both from a Hadith narrated by Ad-Darimi, is that the poor person who does not fulfil his basic needs is not allowed to give in charity things necessary for meeting his basic needs. Because charity must be out of sufficiency i.e. that which keeps Him in no need to people for satisfying his basic needs. But as for the person who has property in excess of his basic needs, and after satisfying his basic needs He sees that He is in need to satisfy more than his basic needs, like luxuries, it is preferable for such a person to prefer the poor people over himself, by giving that excess of property as charity to the poor though He needs such property to satisfy his luxuries.
L'Islam a également empêché la personne d'accorder, de faire un don ou de léguer par testament lorsqu'elle est mourante. Dans le cas où elle accorde une libéralité, un don ou un legs alors qu'elle est mourante, seul un tiers de ce qu'elle a donné est effectivement exécuté. Ad-Daraqutni a rapporté d'après Abu Ad-Dardaa que celui-ci a dit : Le Messager d'Allah ﷺ a dit : « Allah vous a permis de [distribuer] un tiers de vos biens au moment de la mort pour augmenter vos bonnes œuvres (Hasanat), afin d'en faire un accroissement de vos bonnes actions. » Imran ibn Hussain a rapporté « qu'un homme parmi les auxiliaires (Ansar) a affranchi ses six esclaves lorsqu'il était mourant, alors qu'il n'avait d'autre bien qu'eux. Le Prophète ﷺ les a appelés, les a divisés en trois parts égales et a tiré au sort, affranchissant ainsi deux d'entre eux et en gardant quatre comme esclaves. » Ainsi, si l'affranchissement d'esclaves, une question que la Charia encourage, n'a pas été exécuté, alors d'autres actions sont encore plus considérées de la même manière.
Islam also prevented the person from granting, gifting or giving as a will when He is dying. In the case where He gives a grant, gift or will when He was dying, then only one third of what He gave is actually executed. Ad- Daraqutni narrated from Abu Ad-Dardaa that He said: The Prophet (pbuh) of Allah (swt) said: “Allah allowed you one third of your property (to distribute) at the time of dying to increase in your good things (Hasanat), so as to make it an increment in your (good) deeds.” Imran ibn Hussain narrated “that a man from the Ansar set free his six slaves when He was dying, while He had no property other than them. The Prophet (pbuh) called them, divided them into three equal parts and drew lot on them thus setting free two of them and keping four as slaves.” So if setting slaves free, a matter which Shar’a encouraged, was not executed, then other actions are even more so similarly considered.
Tout ceci concerne la disposition des biens en les donnant aux gens. Mais en ce qui concerne la disposition des biens par le fait de les dépenser pour soi-même et pour ceux dont Il est responsable de subvenir aux besoins, l'Islam a traité cette question et en a tracé une voie appropriée. En conséquence, Il a interdit à la personne certaines choses, comme suit :
All this is in regard to the disposal of the property by giving it to people. But as for the disposal of property through spending it upon oneself and upon those He is responsible to spend on, Islam addressed this matter and outlined a proper way for it. Accordingly, it prohibited the person from certain things, as follows:
A. Elle a interdit à la personne d'être prodigue (excessive) dans ses dépenses, et elle a considéré cela comme une folie (Safah) qui nécessite d'empêcher la personne insensée et dilapidatrice de disposer de ses biens en lui imposant une restriction (c'est-à-dire en lui appliquant le Hajr) et en désignant un tuteur pour disposer de ses biens dans son intérêt. Allah (SWT) a dit :
A. It prohibited the person from being prodigal (excessive) in spending, and it considered that as foolishness (Safah) which requires preventing the foolish person and squanderer from disposal of his property by restricting Him (i.e. making Hajr on him) and appointing a guardian over Him to dispose of his properties in his interest. Allah (swt) said:
« Ne donnez pas vos biens, que Allah vous a assignés pour les gérer, aux insensés ; mais nourrissez-les et habillez-les avec. » [An-Nisa: 5],
“Give not to the foolish your wealth, which Allah has assigned to you to manage; but feed and clothe them from it.” [An-Nisa: 5],
Ainsi, Allah (SWT) a interdit le droit de disposition des biens à l'insensé et ne lui a accordé que le droit d'être nourri et vêtu par ceux-ci. Allah (SWT) a également dit :
So Allah (swt) prohibited the right of disposal of property to the foolish and He gave Him only the right to be fed and clothed from it. Allah (swt) also said:
« Mais si celui qui a la dette est inapte, ou dépourvu de facultés, ou incapable de dicter lui-même, alors que le tuteur de ses intérêts dicte avec équité. » [Al-Baqarah: 282],
“But if He who owes the debt was foolish or weak or unable himself to dictate, then let the guardian of his interests dictate in (terms of) equity.” [Al-Baqarah: 282],
Ainsi, Allah (SWT) a fait de la tutelle sur les insensés une obligation (Wajib). Al Mughira ibn Shu’aba a rapporté que le Messager d'Allah ﷺ « a interdit le gaspillage des biens », une partie d'un hadith rapporté par Ad-Darimi, Bukhari et Muslim.
So Allah (swt) made guardianship upon the foolish a duty (Wajib). Al Mughira ibn Shu’aba narrated that the Messenger of Allah (pbuh) “prohibited wasting the property”, a part of a Hadith narrated by Ad- Darimi, Bukhari and Muslim.
La prodigalité (Israf) et le gaspillage (Tabdheer) sont deux termes qui possèdent des significations linguistiques et islamiques (Shar’i). Le sens linguistique a prévalu parmi les gens, se détachant ainsi du sens islamique (Shar’i). Ils ont donc commencé à interpréter ces deux mots d'une manière différente de celle voulue par la Shar’a. Quant à leur sens linguistique, la prodigalité signifie dépasser la limite de la modération, ce qui est l'opposé de la voie du juste milieu. Quant au gaspillage, il signifie dilapider et éliminer les biens. En ce qui concerne le sens islamique (Shar’i) de ces deux mots, la prodigalité et le gaspillage signifient dépenser de l'argent (des biens) dans tout ce qui est interdit par Allah (SWT). Ainsi, tout ce qui est dépensé de la manière qu'Allah (SWT) a autorisée ou recommandée ne serait pas considéré comme de la prodigalité ou du gaspillage, que ce soit peu ou beaucoup. Tandis que tout ce qui est dépensé de la manière qu'Allah (SWT) interdit serait de la prodigalité et du gaspillage, que ce soit peu ou beaucoup. Il a été rapporté qu'Az-Zuhri avait l'habitude de dire en expliquant les paroles d'Allah (SWT) :
Prodigality (Israf) and squandering (Tabdheer) are two words that have linguistic and divine (Shar’i) meanings. The linguistic meaning prevailed amongst the people, and became detached from the divine meaning. So they started to interpret these two words in a manner other than that intended by Shar’a. As for their linguistic meaning, prodigality means exceeding the limit of moderation which is the opposite of the middle course. As for squandering, it means wasting and eliminating the property. With regards to the divine (Shari’) meaning of the two words, prodigality and squandering mean spending money (property) on anything prohibited by Allah (swt). So anything spent the way Allah (swt) allowed or commended would not be considered prodigality or squandering, whether it was little or great. While anything spent the way Allah (swt) forbids would be prodigality and squandering, whether it is little or great. It was narrated that Az-Zuhri used to say in explaining the words of Allah (swt):
« Et ne porte pas ta main à ton cou, ni ne l'étends démesurément » [Al-Isra: 29]. Il a dit : « Ne cesse pas de dépenser pour une chose juste (Haqq), ni ne dépense pour une chose fausse (Batil). » Le mot prodigalité a été mentionné dans le Coran dans plusieurs versets :
“And let not your hand be chained to your neck, nor open it with a complete opening” [Al-Isra: 29] He said: “Don’t stop spending it upon something right (Haqq), nor spend it on a false (Batil) thing.” The word prodigality was mentioned in the Qur’an in several verses:
« Et ceux qui, lorsqu'ils dépensent, ne sont ni prodigues ni avares, mais se tiennent dans un juste milieu entre les deux » [Al-Furqan: 67],
“And those who when they spend are neither prodigal nor niggardly, and there is ever a firm station between the two” [Al-Furqan: 67],
Ainsi, la prodigalité signifie ici dépenser dans le péché, tandis que dépenser dans les choses qui rapprochent de Allah (SWT) ne constitue pas de la prodigalité. Le sens du verset est donc le suivant : ne dépensez pas vos biens dans les péchés, et ne soyez pas avares même en les dépensant dans les choses autorisées ; il est plutôt préférable pour vous d'en dépenser plus que le simple nécessaire (Mubahat), c'est-à-dire dans l'aumône. Ainsi, dépenser des biens dans les choses interdites est blâmable, et l'avarice dans les choses autorisées est également blâmable. Ce qui est loué, c'est de dépenser dans les choses autorisées et dans les aumônes. Allah (SWT) a dit :
So prodigality here means to spend on sin, while spending on the things which bring one close to Allah (swt) has no prodigality. So the meaning of the verse is: Do not spend your property on the sins, and do not be niggardly even in spending it on the allowed things, rather it is better for you to spend it on more than the allowed things (Mubahat), that is in charity. So spending property on the forbidden things is dispraised and stinginess in the allowed things is dispraised as well. What is praised is to spend on the allowed things and the charities. Allah (swt) said:
« Et ne soyez pas prodigues (dans vos dépenses), car Il (Allah) n'aime pas les prodigues. » [Al-An’am: 141],
“Don’t be prodigal (when you spend), surely He (Allah) does not like those who are prodigal.” [Al-An’am: 141],
Ceci est une censure de la part d'Allah (SWT) envers la prodigalité, qui consiste à dépenser dans le péché. Le mot prodigues (Musrifeen) est venu signifier ceux qui se détournent de l'évocation (Dhikr) d'Allah (SWT). Il (SWT) a dit :
This is censure by Allah (swt) of prodigality, which is spending on sins. The word prodigals (Musrifeen) came to mean those who are turning away from remembrance (Dhikr) of Allah (swt). He (swt) said:
« Mais lorsqu'Nous l'avons délivré de son malheur, il repart comme si jamais il ne nous avait invoqués à cause du malheur qui l'avait frappé. Voilà comment les actions des prodigues paraissent belles à leurs yeux. » [Yunus: 12]
“But when We had relieved Him of his misfortune He went his way as though He had not cried to Us for the misfortune that afflicted him. Thus do the deeds of the (transgressors) prodigals seem fair in their eyes.” [Yunus: 12],
Cela signifie que Satan présente de manière favorable, par ses insinuations, ce que les prodigues font en s'éloignant du rappel d'Allah et en suivant leurs passions. Ainsi, Allah (SWT) a décrit ceux qui se détournent du rappel d'Allah comme des prodigues.
This means that Satan presents favourably, through his insinuation, what the prodigals do by way of turning away from Allah’s remembrance and following their whims. So Allah (swt) described those who turn away from the remembrance of Allah as prodigals.
Le mot « prodigals » a également fini par désigner ceux dont la méchanceté excédait la bonté. Allah (SWT) a dit :
The word ‘prodigals’ came also to mean those whose wickedness exceeded their goodness. Allah (swt) said:
« Certes, celui que vous invoquez en dehors de moi n'a aucun droit, ni dans ce monde, ni dans l'au-delà ; et notre retour sera vers Allah, et les prodigues seront les gens du Feu. » [Ghafir: 43]
“Assuredly, that to whom you call me has no claim in the world or in the Hereafter, and our return will be to Allah, and the prodigals will be the people of the fire.” [Ghafir: 43],
Il a été rapporté de Qatadah qu'il a dit que le sens de « prodigues » ici désigne les Mushrikeen (c'est-à-dire ceux qui associent des partenaires à Allah). Mujahid a dit que les « prodigues » ici désigne ceux qui versent le sang injustement. Il a également été dit que cela signifie ceux dont la méchanceté a dépassé la bonté.
It was narrated from Qatadah that He said the meaning of prodigals here is the Mushrikeen (i.e. those who associate partners with Allah). Mujahid said that the prodigals here means those who unjustly shed blood. It was said also that it means those whose wickedness exceeded their goodness.
Le mot prodigals a également pris le sens de corrupteurs (Mufsideen). Allah (SWT) a dit :
The word prodigals came also to mean the corrupters (Mufsideen). Allah (swt) said:
« Craignez donc Allah et obéissez-Moi. Et n'obéissez pas au commandement des dissipateurs, qui sèment la corruption sur la terre sans chercher à la réformer. » [Ash-Shu’ara: 151-152]
“Therefore keep your duty to Allah and obey Me. And obey not the command of the prodigals. Who spread corruption in the earth and do not reform.” [Ash-Shu’ara: 151-152],
Ainsi, dans tous ces versets, le mot prodigues (*Musrifeen*) ne revêt absolument pas son sens linguistique ; il possède plutôt des significations divines (Shar’i). Et lorsqu'il est mentionné en relation avec la dépense, il s'agit de la dépense de biens de manière pécheresse (dans la désobéissance). Par conséquent, l'expliquer par son sens linguistique est invalide, car Allah (SWT) lui a destiné une signification divine particulière.
So in all these verses, the word prodigals (Musrifeen) absolutely does not carry its linguistic meaning; it rather has divine (Shar’i) meanings. And when it is mentioned in connection with spending it is meant to be the spending of property sinfully (in disobedience). So to explain it with its linguistic meaning is invalid, because Allah (swt) intended for it a particular divine meaning.
Le gaspillage (Tabdheer) a une signification divine qui signifie également dépenser dans les choses illicites (Haram). Allah (SWT) a dit :
Squandering (Tabdheer) has a divine meaning which also means spending on the Haram things. Allah (swt) said:
« Et ne gaspillez pas (vos biens) de manière inconsidérée. Car les gaspilleurs sont les frères des diables. » [Al-Isra: 26-27],
“And squander not (your wealth) in wantonness. Lo! The squanderers were ever brothers of the devils.” [Al-Isra: 26-27],
Cela signifie que les gaspilleurs sont semblables aux démons par leur méchanceté, ce qui constitue le plus grand reproche, car il n'est point plus « démoniaque » que Satan, et le gaspillage signifie ici dépenser les biens dans des choses interdites. Il a été rapporté d'après Abdullah ibn Mas’oud qu'il a dit : « Le gaspillage signifie dépenser les biens dans autre chose que ce qui est de droit ». Mujahid a dit également : « Si un Mudd (une mesure sèche = 18 litres) était dépensé de manière injuste, ce serait du gaspillage ». Il a été rapporté qu'Ibn Abbas a dit que le gaspilleur est celui qui dépense de manière injuste. Qatadah a dit : « Le gaspillage est le fait de dépenser de manière pécheresse (dans la désobéissance à Allah), non sur la chose juste et dans la corruption (Fasad) ». Ces significations ont été mentionnées par at-Tabari dans son exégèse (Tafsir). Tout cela indique que ce que l'on entend par prodigalité et gaspillage est la dépense dans ce qui est interdit par Allah (SWT). Ainsi, dépenser dans quoi que ce soit d'interdit par la Shar’a est considéré comme illégal (injuste), ce qui nécessite de déclarer l'auteur comme étant incapable. Et concernant celui qui est déclaré incapable ; son aumône, sa vente, son don et son mariage ne sont pas exécutés. Tout prêt qu'il aurait contracté ne serait pas dûment remboursé, et il ne serait pas condamné pour ne pas l'avoir remboursé. Mais les actes qu'il a accomplis avant la déclaration de son incapacité sont mis en œuvre jusqu'à ce qu'un juge déclare son incapacité. En ce qui concerne ce qu'Allah (SWT) dit :
This means that the squanderers are like the devils in their wickedness, which is the greatest rebuke, because there is none more ‘devilish’ than Satan, and squandering means here to spend the property on forbidden matters. It was narrated from Abdullah ibn Mas’oud that He said: “Squandering means to spend the property on other than its right.” Mujahid said also: “If a Mudd (a dry measure =18 litres) was spent unrightfully it would be squandering”. It was narrated that Ibn Abbas said that the squanderer is the one who spends unrightfully. Qatadah said: “Squandering is spending sinfully (in disobedience of Allah), not on the right thing and in the corruption (Fasad).” These meanings have been mentioned by at-Tabari in his tafseer. All this indicates that what is meant by prodigality and squandering is the spending on what is prohibited by Allah (swt). So spending on anything prohibited by Shar’a is considered illegal (unrightful) which requires declaring the doer as incompetent. And regarding the one who is declared incompetent; his charity, selling, gift and his marriage are all not executed. Any loan He took would not be duly repaid nor would He be convicted for not repaying it. But the actions He did before the declaration of his incompetence are implemented until a judge declares his incompetence. In regard with what Allah (swt) says:
« Et ne porte pas ta main à ton cou, et ne l'étends pas non plus trop largement, de peur de te retrouver blâmé et déshonoré. » [Al-Isra: 29],
“And let not your hand be chained to your neck nor open it with a complete opening lest you sit down rebuked, derided.” [Al-Isra: 29],
L'interdiction ici concerne l'ouverture complète et non l'ouverture. Ainsi, Allah (SWT) n'a pas interdit un haut niveau de dépense dans les choses licites (Halal), c'est-à-dire l'ouverture de la main. Ce qui est interdit est l'ouverture complète de la main, qui consiste à dépenser dans l'illicite (Haram). Le fait de ne pas interdire l'ouverture de la main, c'est-à-dire un haut niveau de dépense (car c'est ce qui est entendu par l'ouverture de la main), est une preuve que cela signifie dépenser dans le licite (Halal). Le fait de concentrer l'interdiction sur l'ouverture totale de la main est une preuve que l'interdiction est concentrée sur ce qui dépasse l'ouverture de la main autorisée, ainsi l'interdiction est concentrée sur la dépense dans l'illicite (Haram).
The prohibition here is the complete opening not the opening. So Allah (swt) did not forbid a high level of spending on the Halal things i.e. opening the hand. What is forbidden is the complete opening of the hand, which is spending on the Haram. Not forbidding the opening of the hand, i.e. a high level of spending (because this is what is meant by hand opening) is an evidence that it means spending on the Halal. Focusing the prohibition on the total opening of the hand is an evidence that the forbiddance is focused on that which exceeds the allowed hand opening, thus the prohibition is focused on spending on the Haram.
Ceci concerne la preuve. En ce qui concerne la réalité de la dépense, et l'évaluation de savoir si une personne a trop dépensé ou non, cela dépend du niveau de vie dans son pays. Dans les pays où les individus ne satisfont pas complètement leurs besoins de base, la dépense d'une personne pour les luxes serait considérée comme un niveau de dépense élevé, comme c'est le cas dans de nombreux pays islamiques. Mais il existe des pays dans lesquels l'individu satisfait complètement ses besoins de base, et satisfait également ses luxes, qui, avec l'avancement de l'urbanisation, sont devenus des besoins de base pour lui, tels que le réfrigérateur, le lave-linge, la voiture et autres. Ainsi, sa dépense pour ces luxes ne serait pas considérée comme un niveau de dépense élevé. Par conséquent, utiliser la prodigalité et le gaspillage dans leur sens linguistique signifierait que la règle divine considère toute dépense excédant les besoins de base comme illicite (Haram). Ainsi, l'achat d'un réfrigérateur, d'un lave-linge ou d'une voiture serait illicite (Haram) puisqu'il excède les besoins de base. Ou alors, la règle divine considérerait la dépense pour ces luxes comme illicite (Haram) dans certains pays ou pour certaines personnes, et licite (Halal) dans certains pays ou pour certaines personnes. Cela signifierait que la règle divine change dans le même cas sans cause juridique (Illah), ce qui n'est pas permis, car la règle divine pour un même sujet ne devrait jamais changer. De plus, lorsqu'Allah (SWT) a permis l'usage et la consommation des choses, Il a défini cela en termes absolus sans restreindre la dépense à ce qu'elle soit peu ou beaucoup. Dès lors, comment un niveau de dépense élevé peut-il être considéré comme illicite (Haram) ? Si Allah (SWT) avait interdit les niveaux de dépense élevés dans les choses licites (Halal), et qu'Il avait rendu ces choses licites (Halal), cela signifierait qu'Il aurait permis et interdit la même chose en même temps.
This is in regard to the evidence. With regard to the reality of spending, and the evaluation that a person overspent or not, this depends on the standard of living in his country. In those countries where the individuals do not satisfy their basic needs completely, one’s spending on the luxuries would be considered a high level of spending, as it is the case in many Islamic countries. But there are countries in which the individual satisfies his basic needs completely, and also satisfies his luxuries, which with the advancement in urbanisation have become, basic needs for Him like the fridge, washing machine, car and the like. So his spending on these luxuries would not be considered a high level of spending. Therefore, using prodigality and squandering in their linguistic meaning would mean that the divine rule considers any spending in excess of the basic needs as Haram. Thus buying a fridge, a washing machine or a car is Haram since it is in excess to the basic needs. Or the divine rule would consider spending on these luxuries as Haram in some countries or on some people and Halal in some countries or on some people. This would mean that the divine rule changes in the same case without a reason (Illah), which is not allowed, as the divine rule of the same issue should never change. Moreover, when Allah (swt) allowed using and consuming things, He defined this in absolute terms without restricting the spending to being little or great. So how then can a high level of spending be considered Haram? Had Allah (swt) prohibited high levels of spending in the Halal things, and had He made these things Halal, this would mean that He had allowed and prohibited the same thing at the same time.
Cela signifierait qu'Allah (SWT) avait permis l'utilisation d'un avion privé, mais qu'Il en avait interdit l'usage si son achat par une personne était considéré comme un niveau de dépense élevé. Cela constituerait une contradiction, ce qui n'est pas permis. Par conséquent, l'explication de la prodigalité et du gaspillage par leur sens linguistique n'est pas autorisée ; elles devraient plutôt être expliquées par leur sens divin (Shar’i) qui apparaît dans les versets à travers l'interprétation de certains Compagnons et savants de confiance. B. L'Islam a interdit à l'individu le luxe, l'a considéré comme un péché, et Il a averti les luxurieux par le châtiment. Allah (SWT) a dit :
This would mean that Allah (swt) had allowed using a private plane, but He prohibited using it if its purchase by a person was considered a high level of spending. This would be a contradiction which is not allowed. Therefore, the explanation of prodigality and squandering by their linguistic meaning is not allowed, they should rather be explained by their divine (Shar’i) meaning which came in the verses through the interpretation of some of the Companions and trusted scholars. B. Islam prohibited the individual from luxury, considered it a sin, and He warned the luxurious ones with torture. Allah (swt) said:
« Et ceux de la gauche : Qu'en est-il de ceux de la gauche ? Dans un vent brûlant et une eau bouillante, et une ombre de fumée noire. Ni fraîche, ni agréable. Car ils étaient, avant cela, plongés dans un luxe pécheur. » [Al-Waqi’a: 41-45],
“And those of the left hand: What of those of the left hand? In scorching wind and scalding water, and shadow of black smoke. Neither cool nor refreshing. For they were, before that, indulged in sinful luxury.” [Al-Waqi’a: 41-45],
c'est-à-dire qu'ils étaient arrogants, faisant ce qu'ils désiraient. Allah (SWT) a également dit :
i.e. they were arrogant, who do what they wish. Allah (swt) also said:
« Jusqu'à ce que Nous saisissions par le châtement ceux qui vivaient dans le luxe, voilà qu'ils commencèrent à implorer [le secours]. » [Al-Mu’minun: 64]
“Till when We grasp the (town’s) luxurious ones with punishment, behold! They started to supplicate.” [Al-Mu’minun: 64],
Les luxueux ici désignent les tyrans arrogants. Allah (SWT) a également dit :
The luxurious ones here means the arrogant tyrants. Allah (swt) said also:
« Et Nous n'avons envoyé aucun avertisseur à une cité sans que ses gens les plus opulents ne disent : "Nous sommes certes mécréants à ce que vous nous apportez". » [Saba’a:34] Les opulents sont ceux qui sont orgueilleux (arrogants) envers les croyants en raison de leur haut niveau de richesse et d'enfants. Allah (SWT) a dit :
“And We sent not unto any township a warner, but its luxurious ones declared: Lo! We are disbelievers in that which you bring to us.” [Saba’a:34] The luxurious ones are those who are haughty (arrogant) towards the believers because of their high level of wealth and children. Allah (swt) said:
« Les injustes suivirent ce par quoi ils avaient été entourés de luxe. » [Hud: 116],
“The wrongdoers followed that by which they were made surrounded with luxury.” [Hud: 116],
Ce qui est entendu par « ceux qui étaient entourés de luxe », c'est qu'ils se sont tournés vers leurs passions, c'est-à-dire qu'ils ont suivi leurs passions. Allah (SWT) a dit :
What is meant by those who were surrounded with luxury is that they turned towards their whims i.e. followed their whims. Allah (swt) said:
« Et quand Nous voulons détruire une cité, Nous donnons l'ordre à ses notables (luxurieux), puis ils commettent l'abomination en son sein. » [Al-Isra: 16],
“And when We would destroy a township We send commandment to its tyrant folk (luxurious ones) and afterward, they commit abomination therein.” [Al-Isra: 16],
Ce que l'on entend par peuple tyran, ce sont leurs tyrans qui vivent dans l'aisance. Allah (SWT) a dit :
What is meant by tyrant folk is their tyrants who live at ease. Allah (swt) said:
« Nous les avons comblés de richesses dans la vie mondaine » [Al-Mu’minun: 33],
“We made them luxurious in the worldly life” [Al-Mu’minun: 33],
C'est-à-dire : Nous les avons poussés à persister dans leur tyrannie par orgueil, c'est-à-dire : Nous les avons rendus arrogants.
that is We made them insist on their tyranny out of their arrogance i.e. We made them arrogant.
Le luxe (*Taraf*) signifie linguistiquement la vanité et l'arrogance dues à une vie de facilité et de confort. Quand nous disons que la richesse a rendu quelqu'un luxueux, nous voulons dire qu'elle l'a rendu arrogant et l'a corrompu. Que la personne soit devenue luxueuse signifie qu'elle a persisté dans la tyrannie. Elle a également transgressé et est devenue hautaine. Par conséquent, le luxe (*Taraf*) que le Coran a condamné, et qu'Allah (SWT) a interdit et considéré comme un péché, est le *Taraf* qui signifie linguistiquement la hauteur et l'arrogance dues à la facilité de vivre, mais non la facilité de vivre elle-même. Il est donc erroné d'interpréter le *Taraf* comme le fait de jouir de la richesse et de la facilité de vivre par ce qu'Allah (SWT) a pourvu, car la facilité de vivre et le fait de jouir des bienfaits d'Allah ne sont pas condamnés par la charia. Allah (SWT) a dit :
Luxury (Taraf) linguistically means vanity and arrogance due to living a life of ease and comfort.When we say wealth made somebody luxurious, we mean it made Him arrogant and corrupted him. That the person became luxurious means that He insisted on tyranny. He also transgressed and became haughty. Thereupon the luxury (Taraf) which the Qur’an condemned, and Allah (swt) prohibited and considered a sin is the Taraf that linguistically means haughtiness and arrogance due to ease of living, but not the ease of living itself. Therefore it is wrong to interpret Taraf as enjoying the wealth and ease of living by that which Allah (swt) provided, because ease of living and enjoying the provision of Allah are not condemned by Shari’ah. Allah (swt) said:
« Dis : "Qui a interdit la parure d'Allah qu'Il a apportée pour Ses serviteurs ainsi que les bonnes choses de Ses subsistances ?" » [Al-A’raf: 32],
“Say: Who has forbidden the adornment of Allah which He has brought for His servants and the good things of His provision?” [Al-A’raf: 32],
At-Tirmidhi a rapporté d'après Abdullah ibn Amr qui a dit : « Le Prophète ﷺ a dit : "Allah aime voir les signes de Sa grâce (bienfaits) sur Son serviteur" », c'est-à-dire qu'Il aime que Ses serviteurs jouissent de Sa grâce et des bonnes choses qu'Il leur a fournies. Mais Allah (SWT) déteste l'orgueil, l'arrogance et la transgression qui peuvent résulter d'une vie de facilité. Ainsi, Allah (SWT) déteste la vie de facilité si elle produit l'orgueil, la transgression, l'arrogance et la tyrannie. Puisqu'une vie de facilité et de confort par l'abondance de richesses peut conduire certaines personnes à l'arrogance, à la tyrannie et à l'orgueil ; c'est-à-dire qu'elle crée le Taraf en elles, l'Islam a interdit ce type de luxe. Ainsi, l'Islam a empêché la corruption si elle résultait de l'abondance de richesses et d'enfants, rendant les gens arrogants et tyranniques. L'Islam l'a fermement interdit. Ainsi, lorsqu'on dit que le Taraf est illicite (Haram), cela ne signifie pas que la vie de facilité est illicite (Haram), cela signifie plutôt que l'arrogance qui résulte de l'usage facile de la richesse est illicite (Haram), comme le Taraf signifie linguistiquement, et comme le luxe (Taraf) signifie d'après les versets du Qur'an.
At-Tirmidhi narrated from Abdullah ibn Amr who said: ‘The Prophet (pbuh) said, “Allah likes to see the signs of His favour (bounties) on His servant,’” i.e. He loves for His servants to enjoy His favour and enjoy the good things He has provided for him. But Allah (swt) hates the haughtiness, arrogance and transgression that may result from a life of ease. So Allah (swt) hates the life of ease if it produced haughtiness, transgression, arrogance and tyranny. Since a life of ease and comfort by the abundant wealth could lead some people to arrogance, tyranny and haughtiness; that is it creates Taraf in them, Islam prohibited that type of luxury. So Islam prevented corruption if it resulted from the abundance of wealth and children, making people arrogant and tyrannical. Islam prohibited that strongly. So when it is said that Taraf is Haram it does not mean the life of ease is Haram, it rather means that arrogance which results from the easy use of wealth is Haram, as Taraf would mean linguistically, and as luxury (Taraf) would mean from the verses of the Qur’an.
C. L'Islam a interdit à l'individu d'être avare envers lui-même et de se priver de plaisirs licites. Il a également rendu licite (Halal) le fait de jouir des bonnes provisions et d'utiliser des parures convenables. Allah (SWT) a dit :
C. Islam prohibited the individual from being niggardly towards himself and preventing himself from legal enjoyment. It also made Halal the enjoyment of the good provision and the use of suitable ornaments. Allah (swt) said:
« Et ne porte pas ta main à ton cou, ni ne l'étends trop largement, de peur de te retrouver blâmé et déshonoré. » [Al-Isra: 29] Et Allah (SWT) a dit :
“And let not your hand be chained to your neck, nor open it with complete opening lest you sit down rebuked, derided.” [Al-Isra: 29] And Allah (swt) said:
« Et ceux qui, lorsqu'ils dépensent, ne sont ni prodigues ni avares, mais se tiennent dans un juste milieu entre les deux. » [Al-Furqan: 67] Et Allah (SWT) a également dit :
“And those who, when they spend, are neither prodigal nor miserly, and there is ever a firm station between the two (situations).” [Al-Furqan: 67] And Allah (swt) also said:
« Dis : "Qui a interdit la parure d'Allah qu'Il a apportée pour Ses serviteurs et les bonnes choses de Ses subsistances ?" » [Al-A’raf: 32],
“Say: Who has forbidden the adornment of Allah which He has brought for His servants and the good things of His provision.” [Al-A’raf: 32],
Le Prophète ﷺ a dit : « Allah aime voir le signe de Sa faveur sur Son serviteur », rapporté par At-Tirmidhi. Le Prophète ﷺ a dit également : « Si Allah vous donne des biens, qu'Il voie le signe de Ses largesses et de Sa dignité sur vous », rapporté par Al-Hakim d'après le père d'Abu Al-Ahwas. Ainsi, si quelqu'un possède des biens et se montre avare en dépensant pour lui-même, il serait pécheur aux yeux d'Allah. Mais s'il se montre avare envers ceux qu'il est responsable de soutenir, alors, outre son péché aux yeux d'Allah, il doit être contraint par l'État à dépenser pour ses proches qu'il est responsable de subvenir aux besoins, et s'assurer que ses dépenses à leur égard sont amples afin qu'ils bénéficient d'un bon niveau de vie. Allah (SWT) a dit :
The Prophet (pbuh) said: “Allah loves to see the sign of His favour on His servant”, narrated by At-Tirmidhi. The Prophet (pbuh) said also: “If Allah gave you property, let Him see the sign of His bounties and dignity on you”, narrated by Al-Hakim from the father of Abu Al-Ahwas. So if someone has property and was miserly when spending on himself, He would be sinful in the sight of Allah. But if He was miserly towards those He is responsible to support, then beside his sin in the sight of Allah, He must be obliged by the State to spend on his relatives whom He is responsible to spend on, and to make sure that his spending on them is ample so that they are provided with a good standard of living. Allah (swt) said:
« Que celui qui est à l'aise dépense selon sa capacité. » [At-Talaq: 7] Et Allah (SWT) a dit :
“Let the wealthy (person) spend out of his capacity.” [At-Talaq: 7] And Allah (swt) said:
« Logez-les là où vous résidez, selon vos moyens, et ne les harcelez pas de manière à leur rendre la vie difficile. » [At-Talaq: 6],
“Lodge them where you dwell, according to your wealth, and harass them not so as to make life harsh for them.” [At-Talaq: 6],
Si la personne est avare envers ceux qu'elle est responsable de subvenir à leurs besoins, alors ceux qui ont droit à une assistance financière (Nafaqah) ont le droit de prélever sur ses biens la somme qui couvre normalement leurs besoins. Bukhari et Ahmad ont tous deux rapporté d'après Aisha que Hind bint Utbah a dit : « Ô Messager d'Allah ﷺ, Abu Sufyan est un homme avare, et il ne me donne pas ce qui est suffisant pour moi et mes enfants, sauf ce que je prends à son insu. » Le Prophète ﷺ a dit : « Prends ce qui est normalement suffisant pour toi et tes enfants. » Ainsi, le Prophète ﷺ a fait de la prise de cette Nafaqah un droit pour elle, qu'elle la prenne elle-même à son insu s'il ne la lui donnait pas, car la Nafaqah est une obligation à sa charge. Et le juge est tenu de lui allouer cette Nafaqah. De même qu'il est obligatoire pour la personne responsable du paiement de la Nafaqah, il est également obligatoire pour celle qui reçoit la nafaqah de la dépenser pour les choses pour lesquelles elle a été versée. Ainsi, si la Nafaqah est destinée aux enfants et qu'elle est versée à leur tuteur, qu'il s'agisse d'une mère, d'une grand-mère ou d'autres, elle doit la dépenser pour eux ; et si elle ne le fait pas, le juge l'obligera à la dépenser à cette fin.
If the person was miserly towards those whom He was responsible to support, then those who are entitled for financial support (Nafaqah) have the right to take from his property the amount which normally meets their needs. Bukhari and Ahmad both narrated from Aisha that Hind bint Utbah said: “O Messenger of Allah, Abu Sufyan is a miserly person, and He does not give me that which is enough for me and my children except that which I take without his knowledge.” The Prophet (pbuh) said: ‘Take that which is normally enough for you and your children.”’ So the Prophet (pbuh) made it a right for her to take that Nafaqah by herself without his knowledge if He did not give it to her, because Nafaqah is a duty upon him. And the judge is bound to assign to her this Nafaqah. As it is obligatory that the person who is responsible to pay the Nafaqah, it is likewise obligatory upon the one who takes the nafaqah to spend it on the matters for which it was paid. So if the Nafaqah was decided to the children, and it was paid to their guardian, whether a mother, grandmother or others, then she has to spend it on them; and if she did not do that then the judge would oblige her to spend it for that purpose.